- 2013, Franck-Dominique Vivien, Jacques Lepart et Pascal (…)
- 2012, Sylvie Lardon (éd.), Géoagronomie, paysage et (…)
- 2012, François PAPY, Nicole MATHIEU et Christian FERAULT (…)
- 2011, Gabrielle BOULEAU et Laetitia GUÉRIN-SCHNEIDER (…)
- 2011, Xavier ARNAULD DE SARTRE et Vincent BERDOULAY, (…)
- 2011, Hubert COCHET, L’agriculture comparée
- 2011, Catherine MOUGENOT, Raconter le paysage de la (…)
- 2010, Lucile GRÉSILLON, Sentir Paris, bien-être et (…)
- 2010, Richard DUMEZ, Le Feu, savoirs et pratiques en (…)
Comptes rendus des ouvrages de la collection
Mars 2013 : Recension de l’ouvrage Des politiques territoriales durables ? Leçons d’Amazonie dans la revue Géographie Économie Société (2012/4 Vol.14, partie Compte rendu, p.450 à 454) par Natalia Duarte Cáceres, Université Lille 3.
Février 2013 : Compte rendu par C. Lévêque, à paraître dans les comptes rendus de l’Académie d’Agriculture, de l’ouvrage de F. Papy, N. Mathieu et C. Ferault (dir.) : Nouveaux rapports à la nature dans les campagnes, 2012.
Janvier 2013 : Compte rendu de l’ouvrage de F. Papy, N. Mathieu et C. Ferault (dir.) : Nouveaux rapports à la nature dans les campagnes, 2012, dans l’Espace géographique, 2013/1, p. 95.
Décembre 2011 : Olivier Petit a publié dans la revue en ligne Développement durable et territoires, Vol. 2, n°3 | Décembre 2011, un compte rendu du livre de D. Hervé et F. Laloë (dir.), Modélisation de l’environnement : entre natures et sociétés, 2009.
Les ouvrages de la collection « Indisciplines » peuvent être commandés sur papier ou en électronique sur le site de Quae
2013, Franck-Dominique Vivien, Jacques Lepart et Pascal Marty (éd.),
Nouveaux rapport à la nature dans les campagnes
Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2013, 268 p.
Prix TTC : 30 €
4e de couv.
Bien que l’expression, apparue dans les années 1980, soit passée dans le vocabulaire courant, le développement durable reste une notion paradoxale, aux contours flous et largement controversée. Cependant, la nécessité de l’introduire aujourd’hui dans un ensemble de dispositifs et de cadres normatifs publics et privés suscite une demande croissante d’évaluation des actions et des mesures prises ; c’est ce que les auteurs de cet ouvrage ont tenté de réaliser ici à partir de trois démarches. La première consiste à définir un contenu propre au développement durable : quelle est sa spécificité, quel rapport entretient-il avec la croissance et la pauvreté, se situe-t-il sur du long terme ? La deuxième démarche l’appréhende comme un contenant, à savoir un ensemble de problématiques (biodiversité, changement climatique…) auxquelles il convient de répondre si l’on veut assurer la durabilité des dynamiques socioéconomiques et écologiques. La troisième est une démarche dite procédurale : on ne sait pas très bien définir a priori le développement durable, les principes et procédures de décision mis en œuvre (principe de précaution, principe de participation, etc.) nous mettront donc sur sa trajectoire. Cet ouvrage, destiné aux chercheurs et aux décideurs, rassemble des contributions qui analysent à partir de ces approches les différentes conceptions de l’évaluation de la durabilité.
Les éditeurs
Franck-Dominique Vivien est maître de conférences en économie à l’université de Reims Champagne-Ardenne où il dirige le master 2 « Économie, environnement et développement durable ».
Jacques Lepart est ingénieur de recherche en sciences écologiques au CNRS et membre du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive.
Pascal Marty est professeur de géographie à l’université de La Rochelle et membre du laboratoire LIENSs (Littoral environnement et sociétés).
SOMMAIRE
Introduction. L’évaluation de la durabilité : une mise en perspective
Franck-Dominique Vivien, Jacques Lepart, Pascal Marty
Partie I. L’évaluation de la durabilité : quelle substance ?
Chapitre 1. Les visions économiques du développement durable :
quels enjeux en termes d’évaluation ?
Franck-Dominique Vivien
Chapitre 2. Le développement durable, norme sociale molle
ou nouveau principe de justification ?
Olivier Godard
Chapitre 3. Héritages et temporalités croisées : les sociétés et les milieux
dans la longue durée
Joëlle Burnouf
Chapitre 4. Obsolescence de la durée. La politique peut-elle continuer
à disqualifier le délai ?
Luc Semal et Bruno Villalba
Partie II. L’évaluation de la durabilité : quels objets ?
Chapitre 5. Insoutenable désurbanité
Augustin Berque
Chapitre 6. Évaluer la durabilité des paysages
Jacques Lepart et Pascal Marty
Chapitre 7. Conservation de la biodiversité en milieu agricole :
durabilité et résilience des écosystèmes en céréaliculture intensive
Sylvie Houte et Vincent Bretagnolle
Chapitre 8. L’écologie industrielle et territoriale : vers une économie de la rareté
Nicolas Buclet
Chapitre 9. Évaluation et changement technologique :
réflexions sur le cas des agromatériaux
Martino Nieddu
Partie III. L’évaluation de la durabilité : quelles procédures ?
Chapitre 10. Durabilité et évaluation environnementale stratégique :
fusions théoriques et interdisciplinarité
Maria do Rosário Partidário et William R. Sheate
Chapitre 11. L’évaluation de la durabilité des contrats de plan État-Région,
forme de management politico-administratif
et vecteur de nouvelles pratiques d’aménagement
François Bertrand
Chapitre 12. Comptabilité nationale, statistiques et indicateurs
du développement durable : état de l’art et des réflexions
André Vanoli
Liste des auteurs
2012, Sylvie Lardon (éd.),
Géoagronomie, paysage et projets de territoire
Préface de Vincent Piveteau
Postface de Jean-Marc Meynard
Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2012, 344 p.
Prix TTC : 42 €
4e de couv.
Il est des chercheurs dont les intuitions et les impulsions sont à prolonger et qui permettent de se tourner résolument vers l’avenir pour innover et produire de nouvelles formes et de nouveaux objets de recherche. Il en est ainsi de Jean-Pierre Deffontaines, à la fois chercheur, géoagronome et sculpteur, qui a laissé une œuvre multiforme et dont la vision intégratrice du territoire permet aujourd’hui d’en éclairer les évolutions. Ceux qui ont suivi avec lui des chemins détournés, exploré des voies innovantes, traversé de multiples champs, savent le potentiel de création que son oeuvre recèle ; nous vous invitons à la découvrir en trois temps.
Le premier temps explore les fondements théoriques et méthodologiques d’une géoagronomie qui s’inscrit dans l’espace sans perdre son ancrage technique, apporte un regard sur le paysage, tour à tour sensible et interprétatif, se projette dans le futur, en intégrant la dimension agricole dans les différents enjeux du territoire. Le deuxième temps décrypte et dévoile ses pratiques de recherche : démarches en partenariat et pluridisciplinaires, échanges dans des dispositifs de formation et de communication. Le troisième temps nous entraîne sur divers chemins explorés avec un berger, des enfants ou les habitants d’un village.
Ces formes matérielles ou idéelles qu’il faisait vivre dans ses sculptures ou dans ses croquis paysagers, deviennent autant de points d’amer pour se repérer dans la géographie complexe des paysages.
S’appuyant sur un parcours d’agronome, ce livre et son DVD s’adressent à un public francophone international de scientifiques, enseignants et étudiants, professionnels de l’agriculture et acteurs des collectivités territoriales.
L’éditrice
Sylvie Lardon, directrice de recherche à l’Inra et professeure à AgroParisTech est directrice-adjointe de l’UMR Métafort (Mutations des activités, des espaces et des formes d’organisation dans les territoires ruraux). Spécialiste du diagnostic prospectif participatif, elle développe des concepts, méthodes et outils pour faciliter la construction d’une vision partagée des territoires de projet. Elle expérimente un dispositif de recherche-formation-action pour accompagner les acteurs du changement dans l’ingénierie et la gouvernance des territoires. Elle poursuit des collaborations en Italie sur la durabilité de l’agriculture dans les territoires péri-urbains et au Québec sur la participation des acteurs aux projets de territoire.
SOMMAIRE
Préface de Vincent Piveteau
Partie I. Géoagronomie
Introduction. La géoagronomie pour observer, comprendre et agir sur les organisations spatiales agricoles (Chantal Blanc-Pamard, Sylvie Lardon, Claude Millier)
Chapitre 1. De la géoagronomie à l’agronomie des territoires.(Un parcours, des étapes clés et des prolongements (Sylvie Lardon, Patrick Caron, Marc Benoît)
Chapitre 2. Agronomes et géoagronomie : « relecture » de trois études de cas en Toscane(Davide Rizzo, Elisa Marraccini, Marta Debolini, Mariassunta Galli, Enrico Bonari)
Chapitre 3. Modéliser « l’entre-deux dans l’organisation spatiale » des exploitations agricoles(Florence Le Ber, Christian Brassac)
Chapitre 4. Organisation et dynamiques des territoires d’exploitations agricoles. Études de cas dans les monts d’Ardèche et en Martinique (Muriel Bonin, Marie Houdart)
Chapitre 5. Évolution des systèmes techniques agricoles et conservation des organisations spatiales. L’histoire des paysages du plateau lorrain (Mathieu Capitaine, Marc Benoît)
Chapitre 6. Des unités de paysage intermédiaires entre parcelle de l’agriculteur et territoire villageois pour comprendre les dynamiques de l’occupation du sol (Dominique Hervé)
Partie II. Paysage et unités agrophysionomiques
Introduction. Le paysage et ses enjeux : de la nécessité d’hybrider l’agronomie (Jean Boiffin, François Papy, Suzanne Mériaux)
Chapitre 7. L’agriculture productrice de formes paysagères(Yves Luginbühl)
Chapitre 8. Représenter la diversité des paysages agricoles : les unités agrophysionomiques, conception et usages (Anne Mathieu, Christophe Tesnière, Pascal Thinon)
Chapitre 9. Les unités agrophysionomique révélatrices du milieu physique et des usages par les agriculteurs. Regards croisés en pays de Bray (Benoît Deffontaines, Anne Mathieu, Hans Dekkers, Thierry Fraiture)
Chapitre 10. Le paysage : cadre d’action et cadre de pensée (Michel Sebillotte)
Chapitre 11. Projets agricoles, projets de paysage, entre découplage et jointure (François Papy, Régis Ambroise)
Chapitre 12. Quand des producteurs d’AOC en Auvergne se penchent sur leurs paysages. Production de formes et de modèles paysagers (Lydie Ménadier, Yves Michelin)
Partie III. Projet de territoire, partenariat et formation
Introduction. Agriculture et projet de développement durable des territoires (Sylvie Lardon, Claude Béranger, Jacques Brossier)
Chapitre 13. Prendre le risque d’une ingénierie des rapports nature-sciences-société. La conception du chantier « Vittel » (Marc Barbier)
Chapitre 14. Construire un projet territorial agroenvironnemental. Le concept de système agraire revisité (Christophe-Toussaint Soulard, François Kockmann)
Chapitre 15. Agronomie, projets de territoire et genèse sociale des techniques (Philippe Fleury)
Chapitre 16. La durabilité comme horizon de l’agriculture dans les espaces périurbains. Les cas de Nantes et du Mans (Christian Peltier)
Postface (Jean-Marc Meynard)
Présentation du DVD (Martine Mignote, Sylvie Lardon, Benoît Deffontaines)
Liste des auteurs
2012, François PAPY, Nicole MATHIEU et Christian FERAULT (éd.),
Les nouveaux rapports à la nature dans les campagnes
Préface de Bertrand HERVIEU
Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2012, 192 p.
Prix TTC : 26 €
4e de couv.
Persuadés que nous vivons aujourd’hui une période de transition écologique, les éditeurs de cet ouvrage sont partis en quête des signes d’émergence de nouveaux rapports à la nature « éco- conscients » qui sont encore balbutiants. Et surtout peu connus. Ils ont choisi de le faire dans les campagnes : n’est-ce pas là que se trouvent les ressources naturelles les plus présentes et que la question des usages qu’en font les habitants est la plus pertinente ? Aussi, par une démarche qui rompt avec les abondantes études rurales et les plus récents travaux de prospective, ont-ils rassemblé dix études de cas, diverses mais significatives, demandant aux auteurs de repérer des comportements individuels et collectifs qui, en s’écartant de l’équivalence faite communément entre campagne, paysage et belle et bonne nature, sont des indices d’une évolution de la manière de penser et de pratiquer, c’est-à-dire d’habiter la nature dans les campagnes aujourd’hui.
Ces études de cas révèlent des initiatives individuelles, associatives et institutionnelles, témoignant de la prise de conscience qu’il faut reconsidérer les rapports de la société à la nature. Initiatives, à la vérité, peu nombreuses, disséminées et souvent mal coordonnées par manque de dispositifs démocratiques, qui relèvent pourtant des biens communs !
Destiné à la collectivité scientifique, cet ouvrage devrait aussi intéresser les décideurs agricoles, industriels, politiques, associatifs qui sont acteurs dans cette transition écologique.
Les auteurs
François Papy, directeur de recherche honoraire de l’Inra, a poursuivi des travaux sur les systèmes de culture en zones arides, le travail dans les exploitations agricoles et les pratiques agricoles sur les processus érosifs et la gestion territoriale des ressources naturelles. Il s’inté- resse actuellement aux questions de transition écologique de l’agriculture.
Nicole Mathieu, directeur de recherche émérite du CNRS, a dirigé un laboratoire CNRS- Université de Paris 1 de géographie et a été rédactrice en chef adjointe de la revue Natures Sciences Sociétés. Elle est actuellement très engagée dans des réseaux européens de recherche sur le développement durable en milieu rural et urbain.
Christian Ferault, directeur de recherche honoraire de l’Inra, s’est trouvé confronté aux ques- tions environnementales lors de ses travaux en virologie, puis en protection et production intégrées des végétaux. Il a créé l’École doctorale des grandes écoles du vivant (ABIES) et s’intéresse actuellement à l’histoire des agricultures ainsi qu’à la géographie agricole et rurale dans ses interdépendances avec la société.
SOMMAIRE
Préface
Introduction Nouveau regard sur la nature dans les campagnes d’aujourd’hui
Chapitre 1. Évolution des usages et des droits sur la terre en espace périurbain : conséquences sur l’agriculture (cas de cinq communes des Alpes du Nord)
Chapitre 2. Le partage de la terre agricole, entre conflits fonciers et projet collectif (l’exemple des domaines agricoles du Plateau briard)
Chapitre 3. Le raccourcissement des circuits alimentaires : une nouvelle ruralité
en périphérie des villes ? (étude de cas en Île-de-France)
Chapitre 4. Le bouclage des flux organiques entre villes et campagnes
Chapitre 5. Dans la montagne vosgienne du Sud, des paysages maintenus ouverts
par les agriculteurs
Chapitre 6. Les agriculteurs et le partage de l’espace agricole pour des usages récréatifs
Chapitre 7. À qui appartient le beau vent ? Petite histoire significative d’un projet
de parc éolien
Chapitre 8. Produire et échanger localement son énergie. Dynamiques et solidarités
à l’œuvre dans les communes rurales
Chapitre 9. La longue construction du débit d’objectif d’étiage : l’odyssée
d’une métamorphose (la gestion des cours d’eau du bassin Adour-Garonne)
Chapitre 10. Accompagner par la délibération le changement agro-environnemental
(le cas des zones humides du littoral atlantique)
Conclusion. Affiner notre regard sur les rapports à la nature
Liste des auteurs
2011, Gabrielle BOULEAU et Laetitia GUÉRIN-SCHNEIDER (éd.), Des tuyaux et des hommes. Les réseaux d’eau en France, Préface de Bernard BARRAQUÉ
Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 200 p.
Prix TTC : 28 €
4e de couv.
Le développement des réseaux d’eau en France a longtemps été considéré comme un domaine d’ingénieurs. Pourtant la gestion de l’eau ne se résume pas à une question d’infrastructures. L’éclairage des sciences humaines – économie, sociologie, gestion – ouvre sur de nouveaux enjeux autour des dimensions politiques, économiques et sociales. En s’attachant à décrire l’histoire et le contexte institutionnel des services, cet ouvrage donne les clefs pour comprendre ce qui se joue dans la gestion locale de l’eau : prix de l’eau, rôle des collectivités, durabilité des services, partenariat public-privé… L’analyse abordant à la fois l’eau urbaine et l’eau agricole interpelle les frontières traditionnelles des services et permet de s’interroger sur les nouvelles solidarités à trouver.
Les auteurs
Gabrielle Bouleau est ingénieure et socio-politologue à l’IRSTEA (Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, ex-cemagref). Ses recherches portent sur l’histoire sociale des politiques publiques et des indicateurs de gestion de l’eau.
Laetitia Guérin-Schneider est ingénieure et chercheur en sciences de gestion de l’IRSTEA, au sein d’une unité mixte de recherche à Montpellier. Elle travaille sur la gouvernance de l’eau en France et s’intéresse à la fois aux questions de régulation des services publics et de coordination entre les acteurs locaux.
SOMMAIRE
Préface
Introduction. Réseaux d’eau et services publics de gestion de l’eau
Partie 1. La constitution du patrimoine technique et les problèmes actuels
Chapitre 1. Histoires des services publics d’eau potable et d’assainissement : entre stabilité et reconfiguration
Chapitre 2. Patrimoines à réapprécier
Chapitre 3. Connaissance et maîtrise des coûts dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement
Partie 2. Fixer le prix du service
Chapitre 4. La dimension politique du recouvrement des coûts
Chapitre 5. Composantes du prix de l’eau, quels objectifs pour quels prix ?
Partie 3. Garantir l’accès à l’eau : vulnérabilité et solidarité
Chapitre 6. La sécurisation de l’approvisionnement en eau potable : un tour d’horizon des enjeux et des leviers d’action
Chapitre 7. L’irruption du social dans le management des réseaux d’eau : organisation de la solidarité et nouvelles frontières du service public d’eau
Partie 4. Nouvelles fonctions et nouveaux équilibres des systèmes collectifs d’irrigation
Chapitre 8. La rétribution et la gestion collaborative de la multifonctionnalité des systèmes d’irrigation gravitaire : pourquoi, pour qui, et comment ?
Chapitre 9. Financement et tarification des réseaux d’irrigation gérés par des Associations Syndicales Autorisées (ASA)
Conclusion
Autour du livre
Conférence faite par B. Barraqué à l’Académie des sciences morales et politiques le 30 janvier 2012 sur : L’eau, ressource naturelle : allons-nous en manquer ? quelle sécurité hydrique ?.
2011, Xavier ARNAULD DE SARTRE et Vincent BERDOULAY, Des politiques territoriales durables ? Leçons d’Amazonie
Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 160 p.
Prix TTC : 26 €
4e de couv.
Amorcée par le sommet de Rio de 1992, la traduction du développement durable dans les politiques publiques est, 20 ans après, remise en question. Le « DD » a été perçu comme un instrument de domination du « Nord » sur le « Sud », des puissants sur les défavorisés. Introduire la notion de territoire permet de renverser la perspective et d’ouvrir la réflexion sur les interactions possibles entre les habitants et les conditions changeantes, adaptables de leur environnement. À partir du cas emblématique de l’Amazonie, les auteurs analysent les relations complexes entre territoire, développement durable et modernité et font ressortir les conditions de l’appropriation du développement durable par les autorités et par les populations. En effet, ce territoire présente l’intérêt de proposer une matière riche à une réflexion qui s’appuie sur un territoire (l’Amazonie brésilienne) dont les enjeux mêlent des dimensions internationales, nationales et locales-territoriales.
Les auteurs
Xavier Arnauld de Sartre, géographe, est chargé de recherches au CNRS. Il fréquente l’Amazonie, et plus particulièrement ses zones pionnières, depuis 1997. Il y étudie les liens entre les populations locales et les politiques de conservation de l’environnement.
Vincent Berdoulay, docteur de l’Université de Californie-Berkeley, est actuellement professeur de géographie et aménagement à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Ses travaux portent sur l’évolution des idées géographiques et aménagistes, les enjeux environnementaux et la géographie culturelle.
SOMMAIRE
Introduction : Comment s’approprier le développement durable ?
Chapitre I. Le développement durable : une inflexion de la modernité ?
Chapitre II. Échelles et réseaux du développement durable
Chapitre III. Le développement durable, une reproduction des politiques territoriales de l’État ?
Chapitre IV. Le défi de la diversité. Tentations postmodernes dans les politiques de développement territorial durable
Chapitre V. Le grand récit de la diversité au risque de son application
Chapitre VI. Les politiques de reconnaissance des « populations traditionnelles » ou le développement durable pris au double piège de sa territorialisation
Conclusion et perspectives : Le développement durable, une utopie au risque du territoire ?
Références bibliographiques
Liste des abréviations
2011, Hubert COCHET, L’agriculture comparée
Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 160 p.
Prix TTC : 24 €
4e de couv.
Comment définir l’agriculture comparée ? Quel est son apport dans l’analyse des réalités agraires et des processus de développement agricole ? Comment est-elle devenue une force de proposition au service du développement durable ?
Dans les traces de René Dumont, Hubert Cochet propose une analyse très complète de l’agriculture comparée, basée sur vingt-cinq ans de recherche et d’enseignement menés sur le terrain en France et dans de nombreux pays latino-américains, africains, asiatiques, européens.
Dans la première partie de l’ouvrage consacrée à une réflexion théorique sur l’agriculture comparée, Hubert Cochet présente la notion de « développement agricole », objet de l’agriculture comparée auquel il est redonné une dimension endogène. Ensuite, il expose comment cette approche de l’agriculture s’est consolidée, notamment autour du concept de système agraire. La comparaison dans l’espace et dans le temps des transformations de l’agriculture souligne l’intérêt de la démarche comparatiste des processus de production, de leur trajectoire et de leur différenciation à l’échelle mondiale. La deuxième partie, centrée sur les méthodes et savoir-faire de l’agriculture comparée, aborde la question de l’analyse du paysage, celle des enquêtes de terrain et l’approche historique qui en fondent la démarche. Elle fait le point sur les outils économiques mobilisés autant que sur les perspectives d’évaluation ouvertes par l’agriculture comparée.
Par le corpus très vaste de connaissances qu’elle mobilise et parce que son objet dépasse largement le processus technique de production, l’agriculture comparée se situe au carrefour des sciences sociales et des sciences du vivant.
Ce livre est destiné à toux ceux, chercheurs, enseignants, étudiants, professionnels du « développement », décideurs, qui s’interrogent sur les transformations des agricultures du monde et leur complexité et souhaitent intervenir pour en infléchir le cours dans le sens de l’intérêt du plus grand nombre.
L’auteur :
Agro-économiste et géographe, Hubert Cochet est spécialiste des systèmes agraires et de leurs évolutions, ainsi que de l’étude de l’impact des politiques et des projets de développement sur leur dynamique. Professeur d’agriculture comparée à l’AgroParisTech (UFR Agriculture comparée et développement agricole), il a réalisé de nombreuses missions de recherche et d’expertise dans différents pays du Nord et du Sud.
SOMMAIRE
Introduction
Partie 1. Approche théorique de l’agriculture comparée
Chapitre 1. L’agriculture comparée, objet et enjeux
Chapitre 2. Aux origines de l’agriculture comparée, l’héritage de René Dumont
Chapitre 3. Le « Système Agraire », concept intégrateur de l’agriculture comparée
Chapitre 4. L’approche diachronique des systèmes agraires
Chapitre 5. Comparer les processus productifs à l’échelle mondiale
Partie 2. Méthodes et savoir-faire de l’agriculture comparée
Chapitre 6. L’approche micro-régionale des questions agraires
Chapitre 7. Terrain et enquêtes
Chapitre 8. Faire de l’histoire en agriculture comparée
Chapitre 9. Comment construire des typologies d’exploitations agricoles ?
Chapitre 10. Une économie des processus de production agricole
Chapitre 11. Agriculture comparée et évaluation
Conclusion
Références bibliographiques
2011, Catherine MOUGENOT, Raconter le paysage de la recherche
Préface de Bernard Chevassus-au-Louis, Paris, coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 142 p. Prix TTC : 23 €4e de couv. :
C’est à un voyage à l’intérieur de la recherche que nous convie Catherine Mougenot, hors des sentiers battus des évaluations, des acquis et des résultats chiffrés. L’aventure commence à l’occasion d’un programme de recherche rassemblant une communauté très large de chercheurs de terrain : écologues, agronomes, sociologues, géographes, économistes, politiciens, anthropologues, juristes, vétérinaires, toxicologues, qui ont tous accepté la confrontation des disciplines et ce qu’elle implique d’atermoiements, de négociations, de renoncements.
Le programme n’est que prétexte à une démarche réflexive dans laquelle l’auteur entraîne les acteurs de la recherche. L’ouvrage prend l’allure de récits où la dimension sensible devient essentielle, ce qui ne veut pas dire que leur travail n’est pas scientifique, mais témoigne de la présence déterminante de cette dimension, au même titre que la passion qui vibre à travers leurs paroles. L’ouvrage devient alors l’histoire des liens de cette communauté, une vision du vécu des chercheurs en regard de quelques grandes questions : la biodiversité, le terrain, l’interdisciplinarité, l’action.
Tout au long de cette collecte de récits, C. Mougenot s’est efforcée en intervenant le moins possible de ne pas trahir les acteurs. Son écriture à chaud colle à l’expérience, jusqu’au moment où, du travail de montage de ces « histoires », l’auteur tire une analyse très pointue des propriétés du récit.
Destiné à la communauté scientifique, cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui vivent la passion de la recherche comme une mise en intrigue.
L’auteur :
Catherine Mougenot est sociologue et docteur en sciences de l’environnement. Enseignante et chercheuse à l’université de Liège (Belgique), elle travaille sur les pratiques de gestion de la nature, la problématique des espèces envahissantes et les relations homme-animal. Elle est l’auteur de Prendre soin de la nature ordinaire, coédité par l’Inra et la Maison des sciences de l’homme en 2003.
SOMMAIRE
Préface
Sommes-nous réflexifs ?
Des histoires dans une trajectoire
Une animation scientifique ouverte
Une seconde pression à froid…
Références bibliographiques
La force du récit
Raconter la recherche
Accountability : rendre compte
Références bibliographiques
Biodiversité
Et si la biodiversité était une découverte liée à l’enfance ?
Et si la biodiversité était une Histoire ?
Et si la biodiversité était une rencontre ?
Et si la biodiversité était un objet ?
Et si la biodiversité était une action ?
Façons de parler de la biodiversité
Références bibliographiques
Terrain
Le terrain, un format pour la pensée et un lien sensible
Le terrain de relations sociales à part entière
Le terrain de relations sociales à part entière (suite)
Le terrain, laboratoire grandeur nature
Le terrain, toute une histoire
Le terrain, scène de liens
Références bibliographiques
Interdisciplinarité
Communautés
Formats
Rencontres
Le « dur » et le « mou » revisités
Références bibliographiques
De la recherche à l’action
Confrontation
Recherche impliquée
Expériences
De la recherche à l’action publique en train de se faire : les mesures agro-environnementales (MAE)
Lignes intérieures, lignes multiples
Patchwork
Références bibliographiques
Les ficelles du récit
Les récits et leurs familles
Raconter, c’est agir et transformer
Les récits et leurs compétences
Plaidoyer pour les récits
Références bibliographiques
2010, Lucile GRÉSILLON, Sentir Paris, bien-être et matérialité des lieux
Préface de François Ascher, Paris, coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 192 p.
Prix TTC : 25 €
4e de couv. :
Plaisir, émotion et bien-être, des sensations étonnamment mêlées à une discipline scientifique, la géographie. Et pourtant, aujourd’hui, les neurosciences nous apprennent que les représentations que nous construisons du monde qui nous entoure sont bien fonction de l’expérience sensorielle vécue. C’est l’approche originale qu’a choisie Lucile Grésillon pour analyser notre relation aux lieux par le biais de nos cinq sens, en particulier l’olfaction, ce « détail immense » dont parlait Bachelard. Faisant appel aux neurosciences et partant d’exemples concrets, l’auteure pose des questions délicates : quelle est l’importance de notre sensibilité dans la relation aux lieux ? Quelles interactions découvre-t-on entre les espaces et notre ressenti de bien-être ?
Pour y répondre, elle rend compte de la relation charnelle et affective des Parisiens à travers cinq lieux : le quai du RER B à la station Châtelet - Les Halles, le quartier de la Huchette, la rue Lagrange, le quartier des Peupliers et la place Pinel. La représentation que l’on se fait de ces espaces s’enrichit alors de dimensions multisensorielles, hédoniques et émotionnelles inhérentes à notre condition d’être qui sent. Cette relation aux lieux apparaît complexe car cet être est à la fois un animal, un individu et un être social.
Le lecteur trouvera dans cet ouvrage des pistes pour construire une autre ville durable, loin de toute considération comptable fondée sur un bilan carbone, mais incorporant notre nature sensible.
Auteur :
Lucile Grésillon, urbaniste, est maître de conférences en géographie. Chercheuse au laboratoire ESO (Espaces et sociétés, UMR du CNRS), elle enseigne à l’IUT d’Alençon (département Carrières sociales, gestion urbaine) et à l’université de Caen.
Autour de l’ouvrage :
Chantal Jaquet, 2010, Philosophie de l’odorat, Paris, PUF, 448 pages
Odeurs, 2006/2, Terrain n° 47, Paris, MSH éditions, 148 pages
2010, Richard DUMEZ, Le Feu, savoirs et pratiques en Cévennes
Préface par Marie Roué, Paris, coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 248 p. Prix TTC : 32 €
4e de couverture :
Depuis des siècles, l’image du feu, dès qu’elle n’est plus associée au foyer proprement dit (pour la chaleur et la cuisson des aliments) est synonyme de danger et de destruction. Pas partout cependant. Il existe dans certaines régions en France, notamment le sud de la Lozère, un feu maîtrisé par les hommes qui joue un rôle économique, social et écologique : le feu pastoral, désigné improprement écobuage.
L’originalité de ce travail tient à l’approche interdisciplinaire, centrée sur l’ethnoécologie, d’une thématique, l’utilisation du feu par des éleveurs en France, pour lesquels il existe peu de références en sciences sociales. Particulièrement d’actualité, ce livre s’intéresse aux savoirs locaux et à leur rôle dans la gestion de la biodiversité dans un espace protégé français ; il étudie la relation entre les éleveurs et les autres acteurs locaux ; enfin, il apporte une réflexion sur l’utilité d’une telle pratique dans le domaine de la défense de la forêt contre les incendies estivaux et de la gestion d’un espace protégé.
Cet ouvrage s’adresse à un public spécialisé, chercheurs, éleveurs et professionnels institutionnels – gestionnaires d’espaces protégés ou non, acteurs de la prévention et de la lutte contre les incendies, acteurs de l’environnement en général, politiques – et au grand public (habitants des Cévennes, visiteurs du Parc national des Cévennes) concerné par les incendies de forêts estivaux et par la gestion des espaces naturels.
Auteur :
Richard Dumez, enseignant-chercheur au Muséum national d’histoire naturelle, est éthnoécologue dans l’Unité de recherche « Éco-anthropologie et ethnobiologie », au sein du département « Hommes, natures, sociétés » du Muséum. Ses recherches portent sur les savoirs et pratiques naturalistes locaux, en lien avec les questions de conservation de la biodiversité et des paysages. Il participe à plusieurs projets interdisciplinaires en Cévennes (géographie) et en Namibie (muséologie, archéologie).
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