Les ouvrages parus









Les ouvrages de la collection « Indisciplines » peuvent être commandés sur papier ou en électronique sur le site de Quae

Dernière nouvelle : Olivier Petit vient de publier dans la revue en ligne Développement durable et territoires, Vol. 2, n°3 | Décembre 2011, un compte rendu du livre de Dominique Hervé et Francis Laloë (dir.), 2009, Modélisation de l’environnement : entre natures et sociétés, Paris, Éditions Quae-NSS Dialogues, Collection « Indisciplines », 226 p. Cf plus de détails dans la rubrique « Autres sites amis ».

 2011, Gabrielle BOULEAU et Laetitia GUÉRIN-SCHNEIDER (éd.), Des tuyaux et des hommes. Les réseaux d’eau en France, Préface de Bernard BARRAQUÉ

Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 200 p.
Prix TTC : 28 €

4e de couv.
Le développement des réseaux d’eau en France a longtemps été considéré comme un domaine d’ingénieurs. Pourtant la gestion de l’eau ne se résume pas à une question d’infrastructures. L’éclairage des sciences humaines – économie, sociologie, gestion – ouvre sur de nouveaux enjeux autour des dimensions politiques, économiques et sociales. En s’attachant à décrire l’histoire et le contexte institutionnel des services, cet ouvrage donne les clefs pour comprendre ce qui se joue dans la gestion locale de l’eau : prix de l’eau, rôle des collectivités, durabilité des services, partenariat public-privé… L’analyse abordant à la fois l’eau urbaine et l’eau agricole interpelle les frontières traditionnelles des services et permet de s’interroger sur les nouvelles solidarités à trouver.

Les auteurs
Gabrielle Bouleau est ingénieure et socio-politologue à l’IRSTEA (Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, ex-cemagref). Ses recherches portent sur l’histoire sociale des politiques publiques et des indicateurs de gestion de l’eau.
Laetitia Guérin-Schneider est ingénieure et chercheur en sciences de gestion de l’IRSTEA, au sein d’une unité mixte de recherche à Montpellier. Elle travaille sur la gouvernance de l’eau en France et s’intéresse à la fois aux questions de régulation des services publics et de coordination entre les acteurs locaux.

SOMMAIRE
Préface
Introduction. Réseaux d’eau et services publics de gestion de l’eau
Partie 1. La constitution du patrimoine technique et les problèmes actuels
Chapitre 1. Histoires des services publics d’eau potable et d’assainissement : entre stabilité et reconfiguration
Chapitre 2. Patrimoines à réapprécier
Chapitre 3. Connaissance et maîtrise des coûts dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement
Partie 2. Fixer le prix du service
Chapitre 4. La dimension politique du recouvrement des coûts
Chapitre 5. Composantes du prix de l’eau, quels objectifs pour quels prix ?
Partie 3. Garantir l’accès à l’eau : vulnérabilité et solidarité
Chapitre 6. La sécurisation de l’approvisionnement en eau potable : un tour d’horizon des enjeux et des leviers d’action
Chapitre 7. L’irruption du social dans le management des réseaux d’eau : organisation de la solidarité et nouvelles frontières du service public d’eau
Partie 4. Nouvelles fonctions et nouveaux équilibres des systèmes collectifs d’irrigation
Chapitre 8. La rétribution et la gestion collaborative de la multifonctionnalité des systèmes d’irrigation gravitaire : pourquoi, pour qui, et comment ?
Chapitre 9. Financement et tarification des réseaux d’irrigation gérés par des Associations Syndicales Autorisées (ASA)
Conclusion

Autour du livre
Conférence faite par B. Barraqué à l’Académie des sciences morales et politiques le 30 janvier 2012 sur : L’eau, ressource naturelle : allons-nous en manquer ? quelle sécurité hydrique ?.

 2011, Xavier ARNAULD DE SARTRE et Vincent BERDOULAY, Des politiques territoriales durables ? Leçons d’Amazonie

Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 160 p.
Prix TTC : 26 €

4e de couv.
Amorcée par le sommet de Rio de 1992, la traduction du développement durable dans les politiques publiques est, 20 ans après, remise en question. Le « DD » a été perçu comme un instrument de domination du « Nord » sur le « Sud », des puissants sur les défavorisés. Introduire la notion de territoire permet de renverser la perspective et d’ouvrir la réflexion sur les interactions possibles entre les habitants et les conditions changeantes, adaptables de leur environnement. À partir du cas emblématique de l’Amazonie, les auteurs analysent les relations complexes entre territoire, développement durable et modernité et font ressortir les conditions de l’appropriation du développement durable par les autorités et par les populations. En effet, ce territoire présente l’intérêt de proposer une matière riche à une réflexion qui s’appuie sur un territoire (l’Amazonie brésilienne) dont les enjeux mêlent des dimensions internationales, nationales et locales-territoriales.

Les auteurs
Xavier Arnauld de Sartre, géographe, est chargé de recherches au CNRS. Il fréquente l’Amazonie, et plus particulièrement ses zones pionnières, depuis 1997. Il y étudie les liens entre les populations locales et les politiques de conservation de l’environnement.
Vincent Berdoulay, docteur de l’Université de Californie-Berkeley, est actuellement professeur de géographie et aménagement à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Ses travaux portent sur l’évolution des idées géographiques et aménagistes, les enjeux environnementaux et la géographie culturelle.

SOMMAIRE

Introduction : Comment s’approprier le développement durable ?
Chapitre I. Le développement durable : une inflexion de la modernité ?
Chapitre II. Échelles et réseaux du développement durable
Chapitre III. Le développement durable, une reproduction des politiques territoriales de l’État ?
Chapitre IV. Le défi de la diversité. Tentations postmodernes dans les politiques de développement territorial durable
Chapitre V. Le grand récit de la diversité au risque de son application
Chapitre VI. Les politiques de reconnaissance des « populations traditionnelles » ou le développement durable pris au double piège de sa territorialisation
Conclusion et perspectives : Le développement durable, une utopie au risque du territoire ?
Références bibliographiques
Liste des abréviations

 2011, Hubert COCHET, L’agriculture comparée

Coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 160 p.
Prix TTC : 24 €

4e de couv.
Comment définir l’agriculture comparée ? Quel est son apport dans l’analyse des réalités agraires et des processus de développement agricole ? Comment est-elle devenue une force de proposition au service du développement durable ?
Dans les traces de René Dumont, Hubert Cochet propose une analyse très complète de l’agriculture comparée, basée sur vingt-cinq ans de recherche et d’enseignement menés sur le terrain en France et dans de nombreux pays latino-américains, africains, asiatiques, européens.
Dans la première partie de l’ouvrage consacrée à une réflexion théorique sur l’agriculture comparée, Hubert Cochet présente la notion de « développement agricole », objet de l’agriculture comparée auquel il est redonné une dimension endogène. Ensuite, il expose comment cette approche de l’agriculture s’est consolidée, notamment autour du concept de système agraire. La comparaison dans l’espace et dans le temps des transformations de l’agriculture souligne l’intérêt de la démarche comparatiste des processus de production, de leur trajectoire et de leur différenciation à l’échelle mondiale. La deuxième partie, centrée sur les méthodes et savoir-faire de l’agriculture comparée, aborde la question de l’analyse du paysage, celle des enquêtes de terrain et l’approche historique qui en fondent la démarche. Elle fait le point sur les outils économiques mobilisés autant que sur les perspectives d’évaluation ouvertes par l’agriculture comparée.
Par le corpus très vaste de connaissances qu’elle mobilise et parce que son objet dépasse largement le processus technique de production, l’agriculture comparée se situe au carrefour des sciences sociales et des sciences du vivant.
Ce livre est destiné à toux ceux, chercheurs, enseignants, étudiants, professionnels du « développement », décideurs, qui s’interrogent sur les transformations des agricultures du monde et leur complexité et souhaitent intervenir pour en infléchir le cours dans le sens de l’intérêt du plus grand nombre.

L’auteur :
Agro-économiste et géographe, Hubert Cochet est spécialiste des systèmes agraires et de leurs évolutions, ainsi que de l’étude de l’impact des politiques et des projets de développement sur leur dynamique. Professeur d’agriculture comparée à l’AgroParisTech (UFR Agriculture comparée et développement agricole), il a réalisé de nombreuses missions de recherche et d’expertise dans différents pays du Nord et du Sud.

SOMMAIRE

Introduction
Partie 1. Approche théorique de l’agriculture comparée
Chapitre 1. L’agriculture comparée, objet et enjeux
Chapitre 2. Aux origines de l’agriculture comparée, l’héritage de René Dumont
Chapitre 3. Le « Système Agraire », concept intégrateur de l’agriculture comparée
Chapitre 4. L’approche diachronique des systèmes agraires
Chapitre 5. Comparer les processus productifs à l’échelle mondiale

Partie 2. Méthodes et savoir-faire de l’agriculture comparée
Chapitre 6. L’approche micro-régionale des questions agraires
Chapitre 7. Terrain et enquêtes
Chapitre 8. Faire de l’histoire en agriculture comparée
Chapitre 9. Comment construire des typologies d’exploitations agricoles ?
Chapitre 10. Une économie des processus de production agricole
Chapitre 11. Agriculture comparée et évaluation

Conclusion
Références bibliographiques

 2011, Catherine MOUGENOT, Raconter le paysage de la recherche

Préface de Bernard Chevassus-au-Louis, Paris, coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 2011, 142 p. Prix TTC : 23 €

4e de couv. :
C’est à un voyage à l’intérieur de la recherche que nous convie Catherine Mougenot, hors des sentiers battus des évaluations, des acquis et des résultats chiffrés. L’aventure commence à l’occasion d’un programme de recherche rassemblant une communauté très large de chercheurs de terrain : écologues, agronomes, sociologues, géographes, économistes, politiciens, anthropologues, juristes, vétérinaires, toxicologues, qui ont tous accepté la confrontation des disciplines et ce qu’elle implique d’atermoiements, de négociations, de renoncements.
Le programme n’est que prétexte à une démarche réflexive dans laquelle l’auteur entraîne les acteurs de la recherche. L’ouvrage prend l’allure de récits où la dimension sensible devient essentielle, ce qui ne veut pas dire que leur travail n’est pas scientifique, mais témoigne de la présence déterminante de cette dimension, au même titre que la passion qui vibre à travers leurs paroles. L’ouvrage devient alors l’histoire des liens de cette communauté, une vision du vécu des chercheurs en regard de quelques grandes questions : la biodiversité, le terrain, l’interdisciplinarité, l’action. Tout au long de cette collecte de récits, C. Mougenot s’est efforcée en intervenant le moins possible de ne pas trahir les acteurs. Son écriture à chaud colle à l’expérience, jusqu’au moment où, du travail de montage de ces « histoires », l’auteur tire une analyse très pointue des propriétés du récit.
Destiné à la communauté scientifique, cet ouvrage s’adresse également à tous ceux qui vivent la passion de la recherche comme une mise en intrigue.

L’auteur :
Catherine Mougenot est sociologue et docteur en sciences de l’environnement. Enseignante et chercheuse à l’université de Liège (Belgique), elle travaille sur les pratiques de gestion de la nature, la problématique des espèces envahissantes et les relations homme-animal. Elle est l’auteur de Prendre soin de la nature ordinaire, coédité par l’Inra et la Maison des sciences de l’homme en 2003.

SOMMAIRE

Préface

Sommes-nous réflexifs ?
Des histoires dans une trajectoire
Une animation scientifique ouverte
Une seconde pression à froid…
Références bibliographiques

La force du récit
Raconter la recherche
Accountability : rendre compte
Références bibliographiques

Biodiversité
Et si la biodiversité était une découverte liée à l’enfance ?
Et si la biodiversité était une Histoire ?
Et si la biodiversité était une rencontre ?
Et si la biodiversité était un objet ?
Et si la biodiversité était une action ?
Façons de parler de la biodiversité
Références bibliographiques

Terrain
Le terrain, un format pour la pensée et un lien sensible
Le terrain de relations sociales à part entière
Le terrain de relations sociales à part entière (suite)
Le terrain, laboratoire grandeur nature
Le terrain, toute une histoire
Le terrain, scène de liens
Références bibliographiques

Interdisciplinarité
Communautés
Formats
Rencontres
Le « dur » et le « mou » revisités
Références bibliographiques

De la recherche à l’action
Confrontation
Recherche impliquée
Expériences
De la recherche à l’action publique en train de se faire : les mesures agro-environnementales (MAE)
Lignes intérieures, lignes multiples
Patchwork
Références bibliographiques

Les ficelles du récit
Les récits et leurs familles
Raconter, c’est agir et transformer
Les récits et leurs compétences
Plaidoyer pour les récits
Références bibliographiques

 2010, Lucile GRÉSILLON, Sentir Paris, bien-être et matérialité des lieux

Préface de François Ascher, Paris, coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 192 p. Prix TTC : 25 €

INTERVIEW VIDÉO DE L’AUTEUR

4e de couv. :
Plaisir, émotion et bien-être, des sensations étonnamment mêlées à une discipline scientifique, la géographie. Et pourtant, aujourd’hui, les neurosciences nous apprennent que les représentations que nous construisons du monde qui nous entoure sont bien fonction de l’expérience sensorielle vécue. C’est l’approche originale qu’a choisie Lucile Grésillon pour analyser notre relation aux lieux par le biais de nos cinq sens, en particulier l’olfaction, ce « détail immense » dont parlait Bachelard. Faisant appel aux neurosciences et partant d’exemples concrets, l’auteure pose des questions délicates : quelle est l’importance de notre sensibilité dans la relation aux lieux ? Quelles interactions découvre-t-on entre les espaces et notre ressenti de bien-être ? Pour y répondre, elle rend compte de la relation charnelle et affective des Parisiens à travers cinq lieux : le quai du RER B à la station Châtelet - Les Halles, le quartier de la Huchette, la rue Lagrange, le quartier des Peupliers et la place Pinel. La représentation que l’on se fait de ces espaces s’enrichit alors de dimensions multisensorielles, hédoniques et émotionnelles inhérentes à notre condition d’être qui sent. Cette relation aux lieux apparaît complexe car cet être est à la fois un animal, un individu et un être social. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage des pistes pour construire une autre ville durable, loin de toute considération comptable fondée sur un bilan carbone, mais incorporant notre nature sensible.

Auteur :
Lucile Grésillon, urbaniste, est maître de conférences en géographie. Chercheuse au laboratoire ESO (Espaces et sociétés, UMR du CNRS), elle enseigne à l’IUT d’Alençon (département Carrières sociales, gestion urbaine) et à l’université de Caen.

Autour de l’ouvrage :
Chantal Jaquet, 2010, Philosophie de l’odorat, Paris, PUF, 448 pages
Odeurs, 2006/2, Terrain n° 47, Paris, MSH éditions, 148 pages

 2010, Richard DUMEZ, Le Feu, savoirs et pratiques en Cévennes

Préface par Marie Roué, Paris, coédition Quæ/NSS-Dialogues, Coll. « Indisciplines », 248 p. Prix TTC : 32 €

4e de couverture :
Depuis des siècles, l’image du feu, dès qu’elle n’est plus associée au foyer proprement dit (pour la chaleur et la cuisson des aliments) est synonyme de danger et de destruction. Pas partout cependant. Il existe dans certaines régions en France, notamment le sud de la Lozère, un feu maîtrisé par les hommes qui joue un rôle économique, social et écologique : le feu pastoral, désigné improprement écobuage. L’originalité de ce travail tient à l’approche interdisciplinaire, centrée sur l’ethnoécologie, d’une thématique, l’utilisation du feu par des éleveurs en France, pour lesquels il existe peu de références en sciences sociales. Particulièrement d’actualité, ce livre s’intéresse aux savoirs locaux et à leur rôle dans la gestion de la biodiversité dans un espace protégé français ; il étudie la relation entre les éleveurs et les autres acteurs locaux ; enfin, il apporte une réflexion sur l’utilité d’une telle pratique dans le domaine de la défense de la forêt contre les incendies estivaux et de la gestion d’un espace protégé. Cet ouvrage s’adresse à un public spécialisé, chercheurs, éleveurs et professionnels institutionnels – gestionnaires d’espaces protégés ou non, acteurs de la prévention et de la lutte contre les incendies, acteurs de l’environnement en général, politiques – et au grand public (habitants des Cévennes, visiteurs du Parc national des Cévennes) concerné par les incendies de forêts estivaux et par la gestion des espaces naturels.

Auteur :
Richard Dumez, enseignant-chercheur au Muséum national d’histoire naturelle, est éthnoécologue dans l’Unité de recherche « Éco-anthropologie et ethnobiologie », au sein du département « Hommes, natures, sociétés » du Muséum. Ses recherches portent sur les savoirs et pratiques naturalistes locaux, en lien avec les questions de conservation de la biodiversité et des paysages. Il participe à plusieurs projets interdisciplinaires en Cévennes (géographie) et en Namibie (muséologie, archéologie).

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