2052 : A Global Forecast for the Next Forty Years, by Jorgen Randers, launched by the Club of Rome on May 7, raises the possibility that humankind might not survive on the planet if it continues on its path of over-consumption and short-termism.
Le phénomène des acquisitions de terres à grande échelle est un phénomène mondial et complexe. Une étude réalisée par le « Land Matrix Partnership* » dans le cadre de la conférence annuelle de la Banque mondiale sur la terre et la pauvreté est publiée le 26 avril 2012. Le rapport confirme qu’il s’agit d’une tendance destinée à durer et non pas d’une simple « bulle ». Et si la ruée sur les terres agricoles a atteint son paroxysme en 2009, le phénomène se poursuit donc.
* Le site officiel de la « Matrice des transactions foncières » fournira un accès aux données vérifiées, permettant au public d’examiner et de visualiser les tendances, du niveau mondial jusqu’au niveau des transactions individuelles. Le but de cette « Matrice » est donc d’encourager la transparence et la responsabilisation dans les décisions concernant les terres et l’investissement, au moyen de données libres, accessibles par carte et sous forme graphique, et par téléchargement.
Alors que le 6e programme d’action pour l’environnement de l’Union européenne s’achèvera le 22 juillet prochain, le Parlement a adopté en session plénière, le 21 avril dernier, une résolution visant à définir les grands axes du futur programme. Les parlementaires ont retenu 4 priorités : la lutte contre le changement climatique, l’utilisation efficace et durable des ressources, la protection de la biodiversité et la lutte contre les nouveaux risques sanitaires. Ils souhaitent également intégrer davantage la politique environnementale dans les domaines relevant d’autres politiques (in JDLE du 23 avril 2012).
Plus d’une centaine de scientifiques de partout dans le monde sont impliqués dans la coordination de la base de données la plus complète au monde concernant les mesures de CO2 à la surface des océans. 6,3 millions de relevés effectués par des navires de recherche, des navires d’observation bénévoles et autres, de 1968 à nos jours, sont dorénavant accessibles au public dans une même base de données, nommée SOCAT (Surface Ocean CO2 Atlas), qui devrait permettre des études approfondies sur les changements climatiques dans l’océan.
Lors d’une table ronde « Les Mathématiques et le vivant, une nouvelle frontière ? » à l’Unesco, François Taddei, généticien, Pierre-Yves Oudeyer, roboticien et Annick Harel-Bellan, biologiste, ont évoqué les contributions de trois disciplines, les mathématiques, l’informatique et la robotique pour des applications en sciences du vivant. Du décryptage du génome humain en bio-informatique à la modélisation de comportements socio-cognitifs par des robots, MyScienceWork revient sur certaines des collaborations interdisciplinaires les plus prometteuses.
Vers un point de non-retour pour le réchauffement de la planète (Reuters | 27.03.12 | 10h10) : « Nous nous trouvons dans la décennie cruciale. Si nous ne changeons pas de cap au cours de cette décennie, nous franchirons ces seuils » au-delà desquels les effets du réchauffement climatique planétaire seront irréversibles, comme la fonte de la glace polaire et le dépérissement par sécheresse des forêts tropicales, a déclaré Will Steffen, directeur exécutif de l’institut sur le changement climatique à l’Université nationale d’Australie, lors d’une conférence à Londres Le Monde.fr.
Sécheresses intenses, pluies diluviennes, tempêtes tropicales et autres ouragans dévastateurs : les coups durs du climat se sont multipliés et intensifiés au cours de la dernière décennie. C’est ce que conclut une étude publiée dans Nature climate change le 25 mars 2012. Mais au-delà des simples courbes et statistiques, la question qui divise la communauté scientifique réside dans l’enjeu de la responsabilité : variabilité naturelle du climat ou effet du changement climatique d’origine anthropique ? Les auteurs de ce nouveau rapport sont catégoriques : il existe un lien entre les activités humaines et l’intensification des événements climatiques extrêmes.
La plate-forme européenne d’adaptation au changement climatique est une plate-forme web, accessible au public, qui vise à aider les responsables politiques au niveau de l’UE et aux niveaux national, régional et local dans la mise au point de mesures et de politiques d’adaptation au changement climatique.
Des chercheurs britanniques ont découvert que les activités anthropiques et le changement climatique ont déclenché l’extinction de grands animaux de notre planète sur plus de 100 000 années. Présentés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les résultats de l’étude mettent en évidence les pressions sur la mégafaune qui affectent les grands animaux peuplant notre planète (Source Cordis).
Actuellement, les océans s’acidifient à un rythme qui est sans doute sans équivalent depuis 300 millions d’années, ont déclaré récemment des scientifiques de plusieurs pays dans un article (résumé en libre accès) publié par la revue Science.
Les climatologues français ont rendu publics, le 8 février 2012, les premiers résultats de deux exercices de simulation climatique, réalisés pour le Giec. Pessimistes, ces modélisations montrent notamment que sans extraction du CO2 de l’atmosphère, il n’est pas question de stabiliser les températures.
Un nouveau Conseil mondial du développement durable qui dépendrait de l’Assemblée générale de l’ONU, aurait une large représentation géographique et associerait à ses travaux les ONG, le secteur privé et le monde scientifique ? C’est l’une des recommandations faite dans un rapport de 101 pages, publié lundi 30 janvier 2012 à Genève par la Commission de 22 membres de l’ONU sur la durabilité mondiale et dont Micheline Calmy-Rey a présenté au secrétaire général de l’ONU 56 recommandations.
Depuis le 4e rapport du GIEC sur l’état du climat, le RAC (Réseau action climat) compile dans la Web Bibliothèque Climat les 100 principaux rapports et articles qui font état d’avancées significatives dans l’étude des changements climatiques. Cette rubrique vise à tenir à disposition de chacun des réponses et explications nécessaires, issues des centres de recherche les plus reconnus au monde, pour bien comprendre les éléments et enjeux scientifiques des changements climatiques.
Le changement climatique, enjeu majeur pour la sécurité mondiale. La 12e conférence annuelle du National Council for Science and the Environment (NCSE) - un réseau de 500 organisations, universités, ONG, « think tanks » et industries, ayant pour mission de faciliter l’interaction entre scientifiques et décideurs politiques - s’est tenue du 18 au 20 janvier 2012 à Washington. Les débats ont principalement portés sur l’impact du changement climatique en termes de sécurité et les solutions à envisager. Les participants se sont accordés à dire que des thématiques aussi diverses que l’énergie, la nourriture, l’eau, la santé, ou le développement sont étroitement liées.
5,3 millions d’euros pour pour aider le Malawi, le Vietnam et la Zambie à « adopter des pratiques agricoles intelligentes face au climat ». Cf. le Journal de l’environnement.
Avec un fonds collectif de 26 milliards de dollars (20,6 milliards d’euros), un groupe d’investisseurs institutionnels se lance dans une nouvelle bataille contre le changement climatique. Les investisseurs exhortent le secteur privé à se mobiliser et à développer de nouvelles technologies, afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Mise en œuvre de seulement quatorze mesures simples et techniquement, comme financièrement, abordables – ne concernant pas, de surcroît, le dioxyde de carbone (CO2) ? C’est la conclusion d’une vaste étude internationale et pluridisciplinaire, publiée vendredi 13 janvier 2012 dans la revue Science.
Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et plusieurs chefs d’agences onusiennes ont tiré la sonnette d’alarme devant les membres du Conseil de sécurité sur l’impact du crime transnational organisé, des pandémies et du changement climatique sur la sécurité internationale.
Point de vue sur la conférence de Durban : Michel Alberganti, journaliste scientifique, producteur de l’émission « Science Publique » sur France-Culture.
« La crise financière ne devrait pas servir d’excuse à l’abandon de la lutte contre le changement climatique, mais offrir plutôt l’opportunité d’investir dans les technologies vertes », a martelé le 7 décembre 2011 Jo Leinen, président de la délégation du Parlement européen, présent au sommet. Source
Écosystèmes menacés, navigation difficile, lignes de ferries près de fermer, péniches interdites de circulation, réduction de livraison d’électricité, telles sont les conséquences de l’absence d’eau dans les fleuves Rhin et Danube. Cf. le Journal de l’environnement.
Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural vietnamien a approuvé le 1er décembre le projet de « Programme de coopération technique pour la protection des zones littorales et des mangroves en adaptation au changement climatique dans les provinces du Delta du Mékong ». Doté d’un budget total de 21 millions d’euros, il est financé à hauteur de 18,35 millions d’euros par des aides publiques au développement de l’Allemagne et de l’Australie.
Extrême vulnérabilité des populations d’Asie vivant dans les montagnes mais aussi des près d’1,3 milliard de personnes vivant en aval dans les bassins fluviaux. Vulnérabilité face aux changements climatiques et à la hausse des températures qui perturbent l’équilibre de la neige, de la glace et de l’eau. Ce sont les conclusions spectaculaires et dramatiques du Sommet de Durban (Afrique) et de l’évaluation la plus complète réalisée à ce jour sur le changement climatique par le Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD), la neige et la fonte des glaces sur les sommets de la région de l’Himalaya, comme le Mont Everest et d’autres sommets parmi les plus élevés du monde.
Le site officiel de l’United Nations Climate Change Conference (COP17), Durban, South Africa, 28 Nov - 9 Dec 2011, Green Economy : Powering Climate Solutions.
Durant la tenue de la Conférence, du 27 novembre au 9 décembre 2011, plusieurs représentants et animateurs de Médiaterre assureront une couverture médiatique en lien avec le portail « Changements climatiques » et le dossier spécial « CP17-Climat, de Durban ».
Pour le climat comme pour la dette, la sobriété plutôt que la rigueur, de Pierre Ducret et Jean-Pierre Sicard, PDG et directeur général de CDC Climat, in Les Échos du 25 novembre 2011. A la veille du sommet climat de Durban, la crise de la dette relègue au second plan la lutte contre le changement climatique. Or cette vision d’urgence masque les enjeux durables de l’économie mondiale.
Les experts de l’IIASA plaident, dans une étude publiée dans Nature Climate Change, pour une approche intégrale des mesures politiques, mêlant les aspects énergétiques et les aspects liés au changement climatique (source : BE Autriche numéro 141 (24/11/2011) - Ambassade de France en Autriche / ADIT).
On October 20th, 65 experts (15% decision makers, 12% communicators, 36% researchers, 28% coordinators and 9% others) in the field of Climate Change Adaptation (CCA) shared knowledge and experience gained “From National Adaptation strategies to concrete Adaptation Actions” in support of climate change adaptation policy, identification of research needs and opportunities for joint efforts in Vienna. The presentations are now available for download.
La conférence de Durban va réunir, à partir du 28 novembre, plus de 190 pays autour de la table des négociations du climat mondial. La Chine demandera une prolongation du protocole de Kyoto, Les Etats-Unis vont vraisemblablement émettre des réserves sur le Fonds vert. Mais qu’en est-il de la France ? cf. Journal de l’environnement
Comment identifier et gérer les zones géographiques françaises surexposées à des substances toxiques ? L’Ineris travaille sur un outil d’évaluation qui représente graphiquement l’exposition des populations à un environnement dégradé. L’outil, totalement novateur, présenté ce matin 22 novembre, a été testé en Picardie et pour la région Nord-Pas-de-Calais, mais ne devrait être fonctionnel sur tout le territoire qu’en 2013 (cf. Journal de l’environnement).
Le gouvernement chinois a publié mardi 22 novembre 2011 un livre blanc sur ses politiques et actions pour faire face au changement climatique, mettant l’accent sur une série de mesures politiques majeures visant à atténuer les effets et à s’adapter au changement climatique et sur les remarquables résultats obtenus pendant la période du XIe plan quinquennal (2006-2010).
Le troisième Forum international sur l’eau et l’alimentation s’est tenu à Pretoria, en Afrique du Sud, du 11 au 18 novembre. Des scientifiques, venus de plus de huit grandes institutions de recherche à travers le monde, ont examiné l’effet potentiel que les températures plus élevées et le changement des précipitations - causés par les changements climatiques - auraient dans le monde en 2050 sur les bassins fluviaux du Limpopo, du Nil et de la Volta, dont dépendent plus de 300 millions de personnes .
Un rapport du Pnue souligne l’urgence à réduire les émissions d’hydrofluoroarbures (HFC). Très stables, ces puissants gaz à effet de serre ne représentent, certes, que 1 % des émissions mondiales de GES. Mais si rien n’est fait pour en réduire l’usage, ils pourraient représenter entre 3,5 et 8,8 milliards de tonnes équivalent CO2 par an d’ici 2050.
Invité le 28 octobre 2011 par le Heinz Center à Washington, l’économiste environnemental Pavan Sukhdev présentait les résultats d’un rapport du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) intitulé « Vers une économie verte », publié en février 2011.
À 7 mois de la Conférence des Nations unies sur le développement durable, dite Rio+20, qui se tiendra finalement du 20 au 22 juin 2012 à Rio de Janeiro, les débats se focalisent sur la création d’une future Organisation mondiale de l’environnement et sur les attentes d’une économie verte, alors qu’environ 700 contributions ont été remises, le 1er novembre, au secrétariat exécutif de Rio+20.
Une étude publiée le 9 novembre 2011 par Nature vient de confirmer les craintes de nombreux de spécialistes et observateurs : à moins d’une révolution, contenir le réchauffement de l’atmosphère en deçà de 2°C est déjà devenu impossible.
Selon une étude publiée le 23 octobre 2011 par Nature Climate Change et réalisée par une équipe européenne, il faudrait stabiliser (avant de les réduire massivement) nos émissions à 44 milliards de tonnes équivalent CO2 d’ici 2020 pour avoir de bonnes chances de limiter à 2°C le réchauffement climatique : objectif politique fixé lors du sommet de Copenhague.
Doté d’un budget de 2,5 millions d’euros, le projet européen REVERSE regroupe 15 partenaires impliqués dans la protection de la biodiversité, de huit nationalités différentes : Allemagne, Bulgarie, Espagne, Estonie, France, Grèce, Italie, Slovaquie. L’objectif est d’identifier les actions ayant fait leurs preuves dans les régions européennes (stratégies d’aménagement du territoire, d’incitation à de meilleures pratiques, etc.) qui pourront être transférées en fonction du contexte, dans les régions partenaires, l’objectif principal étant la mise en place d’un guide de bonnes pratiques et la rédaction d’une charte sur la préservation de la biodiversité. Ces outils seront destinés aux décideurs politiques pour qu’ils introduisent cette problématique dans leur politique et dans les actions qu’ils soutiennent.
En juillet 2010, plusieurs acteurs de la société civile française (associations de solidarité internationale, ONG environnementalistes, mouvements citoyens et syndicats) ont pris l’initiative de se réunir dans un collectif autour des enjeux du prochain Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 2012 : Rio+20. Ce collectif, réunissant à l’heure actuelle une quarantaine d’organisations de la société civile française, a deux objectifs : la valorisation de l’expertise de la société civile et la mobilisation qui s’articuleront tout au long de l’année 2011 et 2012. Voir leur déclaration (août 2011) :
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La 17e conférence des parties de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique se tiendra du 28 novembre au 9 décembre à Durban. La dernière réunion préparatoire s’est tenue du 19 au 21 octobre à Stellenbosh, en Afrique du Sud (documents de référence).
Efforts to anticipate how climate change will affect future food availability can benefit from understanding the impacts of changes to date. Here, we show that in the cropping regions and growing seasons of most countries, with the important exception of the United States, temperature trends for 1980–2008 exceeded one standard deviation of historic year-to-year variability. Models that link yields of the four largest commodity crops to weather indicate that global maize and wheat production declined by 3.8% and 5.5%, respectively, compared to a counterfactual without climate trends. For soybeans and rice, winners and losers largely balanced out. Climate trends were large enough in some countries to offset a significant portion of the increases in average yields that arose from technology, CO2 fertilization, and other factors, in Science, « Climate Trends and Global Crop Production since 1980 », David B. Lobell, Wolfram Schlenker and Justin Costa-Roberts.
Pour extraire de nouvelles ressources d’énergie, il va falloir dépenser encore plus d’argent qu’on ne l’estimait jusqu’alors. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui, ce mardi 18 octobre 2011, a publié sa dernière enquête sur le sujet, les entreprises du secteur devront en effet débourser 38.000 milliards de dollars (27.000 milliards d’euros) d’ici à 2035 pour s’approvisionner en ressources énergétiques. C’est 15% de plus que ce qui était prévu jusqu’alors (cf. Challenges).
Dans le détail, environ 45% de ces investissements devraient concerner la production d’électricité, 26% le pétrole, 25% le gaz naturel, 3% le charbon et 1% les biocarburants.http://www.challenges.fr/monde/2011…
Lundi 17 octobre, Alain Rousset, le président de la Région Aquitaine et le célèbre climatologue Hervé Le Treut ont officiellement lancé les prémices d’un GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à l’échelle de la région. C’est une première en France. Cette mission regroupe une équipe de chercheurs aquitains pluridisciplinaires : Cemagref (Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement), Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer), laboratoire EPOC - UBx I (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux), Institut d’études politiques, Inra (Institut National de Recherche Agronomique)…. Un rapport d’étape sera rendu dans six mois. Ils étudieront entre autres, la qualité de l’air, de l’eau, la forêt, les ressources de la mer… Le rapport final, qui sera soumis à une grande relecture (écologistes, associations…) devrait être publié fin 2012.
« La forêt et le changement climatique » est le thème du forum, organisé par les Nations unies, qui a réuni les 10 et 11 octobre 2011 des experts internationaux et congolais à Kinshasa. Le propos du forum est d’encourager la République démocratique du Congo à se lancer dans l’économie verte. La RDC a bien compris le message mais, elle aussi, elle a des priorités. La forêt congolaise est le deuxième poumon de la planète après l’Amazonie (60 % de la forêt africaine), il a la moitié de la ressource en eau douce d’Afrique et également, faisant suite à ces deux aspects, la biodiversité. Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), elle est capable d’absorber quatre ans de gaz carbonique de toute la planète.
En étudiant le modèle végétal A. thaliana, les chercheurs ont identifié la signature génétique qui gouverne l’état de la plante, c’est-à-dire sa capacité à survivre et à se reproduire, dans plusieurs climats. La suite de gènes de la plante est influencée par le climat ; cela permet de déterminer comment la plante optimise sa survie et ses prouesses de reproduction. Selon les scientifiques, l’ensemble de gènes déterminant l’état de la plante varie selon les conditions climatiques de la région où elle se trouve : chaud, froid, sec, humide ou autre (cf. Science, 7 octobre 2011).
Selon une enquête Eurobaromètre spéciale publiée le 7 octobre 2011, plus de deux Européens sur trois estiment que le changement climatique constitue un problème très grave et près de 80 % pensent que les mesures prises pour lutter contre celui-ci peuvent dynamiser l’économie et l’emploi.
Fruit de mois de discussion avec le ministère de l’écologie, le Journal officiel a publié dimanche 9 octobre un décret « relatif à l’agrément des conservatoires régionaux d’espaces naturels ». Acteurs depuis 30 ans de la protection de la nature et de la biodiversité, les 21 conservatoires naturels régionaux d’espaces naturels et les 8 structures départementales comparables n’étaient jusqu’à présent pas reconnus par les pouvoirs publics. Un comble pour des organismes en charge de la gestion de 2.200 sites, s’étendant sur environ 120.000 hectares (cf. Journal de l’environnement).
Les organisateurs du Forum mondial de l’eau, qui se tiendra du 12 au 17 mars 2012, ont profité de la Semaine internationale de l’eau, qui se tenait à Stockholm du 21 au 27 août, pour lancer une plateforme digitale, dédiée à la collecte, au partage et au suivi des solutions et des engagements pour résoudre les problèmes liés à l’eau. Une manière d’impliquer les citoyens, en favorisant leur engagement par le partage d’expériences et en les faisant participer au débat, puisqu’ils peuvent proposer leurs propres solutions, qu’elles soient existantes ou innovantes.
Les représentants autochtones, qui se sont réunis à Manaus à la mi-août, proposent des approches alternatives pour les forêts et les changements climatiques et discutent de Rio+20.
L’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) vient de mettre en ligne, sur le site du Ministère du Développement durable, une base de données recensant des projets de recherche sur le changement climatique et l’adaptation. Développée en partenariat avec le Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Climat-Environnement-Société, cette base sera enrichie et régulièrement mise à jour.
Réunis à Panama City, les diplomates du climat préparent le sommet de Durban qui s’ouvrira le 28 novembre 2011. D’après l’étude annuelle de l’agence néerlandaise d’évaluation de l’environnement (PBL), les émissions mondiales de CO2 ont progressé l’an passé de 4,8 %, les plus gros émetteurs étant dorénavant les pays émergents. Deux options sont actuellement sur le tapis vert : la prolongation de Kyoto, mais avec de faibles engagements, et un accord par lequel les puissances signataires s’engageraient à forger un nouvel instrument juridique d’ici 2015. Une troisième proposition a émergé le 16 septembre dernier, portée par la Norvège et l’Australie. Leur texte propose que tous les pays engagés dans les négociations confirment leurs objectifs de réduction d’émission et précisent les moyens qu’ils utiliseront pour arriver à leur fin. Etant entendu qu’un nouvel accord international devrait être signé dans les années qui viennent. Lequel fixerait des pénalités seulement pour les pays les plus industrialisés (Journal de l’environnement, 3-10-11).
L’association Negawatt vient de publier un scénario énergétique à long terme qui conjugue décarbonisation et dénucléarisation. Un exercice de prospective auquel devraient s’abreuver les acteurs du débat politique. Fruit de 14 mois de travail et de simulations, ce scénario se veut une sorte de guide pratique de la transition énergétique qu’appellent de leurs vœux les experts de l’association.
Nouvelle plateforme de renseignements sur les futurs enjeux environnementaux. L’Institut des communications environnementales (INFU) de l’Université Leuphana de Lunebourg (Basse-Saxe) s’est lancé depuis le 1er septembre 2011 dans la création d’une plateforme d’information sur les changements climatiques mondiaux. En suivant le nouveau concept du Conseil scientifique pour les changements environnementaux globaux (WBGU), qui a récemment publié son dernier rapport « Un contrat social pour une grande transformation », l’INFU cherche à développer de nouveaux systèmes de communication et d’informations pour favoriser le partage des connaissances et rendre leur compréhension plus accessible aux acteurs non-scientifiques du domaine. Avec l’aide de la bibliothèque universitaire, les chercheurs ont développé une source virtuelle de connaissances qui offre de larges possibilités de discussion autour du changement climatique et qui propose une approche guidée pour répondre à des questions sur le thème de la durabilité. Les visiteurs de cette plateforme en ligne auront également accès à des dossiers classés par thèmes, des unités d’enseignements, une base de données de littérature scientifique spécialisée ainsi qu’une liste de contacts d’experts dans différents domaines.
Les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE), élaborés conjointement par l’État et les régions, doivent constituer le nouveau cadre stratégique, au niveau régional, pour tout ce qui relève notamment de la maîtrise de l’énergie, la lutte contre l’effet de serre et l’adaptation au changement climatique.
Pour l’heure, l’élaboration de ces SRCAE initialement prévue pour juillet 2011 a été retardée, le décret précisant leurs modalités d’élaboration n’étant paru qu’en juin dernier. La ministre de l’Écologie souhaite que cette « étape importante pour la territorialisation du Grenelle » soit achevée avant fin 2011. Un délai jugé trop court par les régions de France, qui parlent de « précipitation plutôt que de co-élaboration ».
Les politiques forestières du Rwanda et de la Gambie remportent le Prix 2011 de la Politique du Futur
« Le Rwanda n’a pas seulement cherché à faire de ses forêts une priorité nationale, mais il les a également utilisé comme plate-forme pour transformer radicalement ses positions sur les droits des femmes et créer un environnement sain », explique Mme Wangari Maathai, fondatrice du Green Belt Movement, lauréate du Prix Nobel de la Paix et conseiller honoraire du World Future. La couverture forestière a déjà augmenté de 37 pour cent depuis 1990.
Le Département des forêts de la Gambie a été une des premières administrations d’Afrique à instaurer une approche de gestion communautaire des forêts. Il a réussi à obtenir une augmentation de la superficie nette des forêts de 8,5 pour cent au cours des deux dernières décennies et est maintenant récompensé.
Publication de l’appel à propositions « Science dans la Société » 2012. Cette année, cet appel « Science dans la Société » 2012 s’articule autour de la mobilisation et de l’apprentissage mutuel : dans la gouvernance de la recherche, le genre et l’éducation à la science. Il est doté d’un budget de 37,4 M€.
Le changement climatique se traduit par un réchauffement de l’atmosphère mais aussi par une augmentation de la température moyenne des océans. De ce fait, les calottes polaires fondent de plus en plus vite. L’eau ayant une plus grande capacité thermique que l’air, les effets du réchauffement océanique sont plus importants que ceux du réchauffement atmosphérique. La partie immergée des calottes polaires et des glaciers fondra donc plus rapidement que la partie émergée. Cette fonte entraînera une érosion de la base des formations de glace, menaçant la stabilité de l’ensemble et pouvant aller jusqu’à faire basculer des pans entiers de glace dans l’océan, créant des icebergs et accélérant encore la fonte des glaces. Sans parler de la hausse du niveau des mers…in Nature Geoscience du 3 juillet 2011.
À partir d’outils d’étude originaux, une équipe européenne a reconstitué l’état de la banquise arctique au cours des dix derniers millénaires. Les résultats rassurent un peu sur sa capacité à encaisser un réchauffement et serviront à affiner les modèles climatiques (@futurasciences). Voir l’abstract paru le 5 août 2011 dans Science.
La société canadienne Ecosystem restoration associates (ERA) a été mandatée par la République démocratique du Congo pour préserver de vastes concessions boisées dans la forêt de Mai-Ndombe, dans l’ouest du pays, selon un communiqué du ministère de l’Environnement canadien. ERA mettra en œuvre un projet d’aménagement couvrant une superficie de près de 300 000 hectares dans la province du Bandundu (ouest), dans le cadre du processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (REDD+)(©AFP / 03 août 2011).
Une équipe de chercheurs – qui publie ses résultats dans la dernière mouture du Bulletin of the American Meteorological Society (Volume 92, Issue 6 (June 2011) – a compilé tous les événements climatiques sortant des normales saisonnières pendant 70 ans. Elle les a mis en parallèle avec les performances des principaux secteurs d’activité économique. Et les résultats sont sidérants. Pour la seule année 2008 : les journées trop chaudes ou trop froides, les tempêtes de neige ou de poussière, les tornades et les cyclones ont fait perdre à l’économie américaine 485 milliards de dollars (342,75 milliards d’euros), soit l’équivalent de 3,4% de son PIB. L’article (en anglais) :
En Algérie, la situation, selon des spécialistes, appelle à des actions urgentes. Il y a en effet environ 14 millions d’hectares de zones de montagnes au nord touchés par l’érosion hydrique, 32 millions d’ha en zones steppique directement affectés ou menacés par la désertification et 4,1 millions d’ha de forêts soumis aux menaces des effets des changements climatiques. Lors d’un atelier organisé le 27 juillet 2011 par la Direction générale des forêts (DGF) sur la lutte contre la désertification, M. Ferroukhi (secrétaire général au ministère de l’Agriculture et du Développement rural) a appelé à « la fédération de l’ensemble des capacités nationales pour lutter contre ce phénomène qui prend de l’ampleur ».
Pionnier reconnu de l’Investissement Responsable depuis 25 ans et parmi les leaders de ce marché en Europe, Natixis Asset Management propose aujourd’hui une stratégie d’investissement intégrant les enjeux majeurs du changement climatique en lançant Impact Funds Climate Change. Géré selon une thématique environnementale ciblée, Impact Funds Climate Change est investi dans des sociétés dont les activités contribuent à lutter contre les effets du changement climatique ou à s’y adapter.
New USGS research shows that rice could become adapted to climate change and some catastrophic events by colonizing its seeds or plants with the spores of tiny naturally occurring fungi. The DNA of the rice plant itself is not changed ; instead, researchers are re-creating what normally happens in nature.
Selon une étude parue dimanche 24 juillet dans la revue scientifique Nature climat change (abstract), les polluants organiques persistants (POP) dont les pesticides sont relâchés dans l’atmosphère en région Arctique dûs au changement climatique.
Du 19 au 22 juillet 2011, le groupe de travail I du Giec (Groupe d’experts international sur l’évolution du climat) était réuni à Brest, pour la préparation du rapport qui sera rendu public en 2014. Jean Jouzel, vice-président de ce groupe de travail et chercheur à l’IPSL a fait le bilan de cette réunion à Futura-Sciences.
Par ailleurs le Giec publiera en novembre 2011 un rapport spécial consacré aux événements extrêmes (inondations, sécheresse, etc.) appelés à devenir plus nombreux avec le changement climatique.
Le changement climatique constitue une véritable menace pour la paix et la sécurité internationale, ont souligné mercredi 20 juillet 2011 le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et le Conseil de sécurité estimant que les pays développés et les puissances émergentes ont la responsabilité de renforcer leurs efforts pour lutter contre le changement climatique.
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) vient de finaliser un travail de cartographie, commencé en 1995, permettant d’identifier par département ou par commune les zones argileuses sensibles au phénomène de retrait gonflement qui peut entraîner de graves fissures dans les maisons construites sur ces zones. Ces cartes d’aléas sont consultables sur le site internet.
Plus de 200 scientifiques ont travaillé à l’élaboration de la plus grande base de données au monde référençant les principales caractéristiques des plantes (TRY). Pour ce projet, coordonné par Jens Kattge et Gerhard Bönisch de l’Institut Max Planck de biogéochimie de Iéna, et Christian Wirth de l’Université de Leipzig, les scientifiques ont fusionné près de 93 banques de données différentes déjà existantes contenant des données fournies par plus de 100 instituts de recherche internationaux. La première version de cette base de données a été lancée : elle dépasse actuellement les trois millions d’entrées et contient les caractéristiques fonctionnelles de presque un cinquième de toutes les espèces de plantes connues (soit 70 000 espèces répertoriées).
Polémique autour de la représentativité des associations (Journal de l’environnement du 22 juillet 2011) : Le 13 juillet dernier, est paru au Journal officiel un nouveau décret « relatif à la réforme de l’agrément au titre de la protection de l’environnement et à la désignation des associations agréées, organismes et fondations reconnues d’utilité publique au sein de certaines instances ». Il détermine les critères auxquels devront répondre les associations agréées, organismes et fondations pour prendre part au débat sur l’environnement qui se déroule dans le cadre des instances consultatives ayant vocation à examiner les politiques d’environnement et de développement durable (représentativité, expérience, règles de gouvernance et de transparence financière). Il s’agirait donc d’une mesure liberticide pour les associations, excluant des experts qui ont fait l’essentiel du travail en termes d’alerte au cours des dernières années. Selon N. Kosciusko-Morizet, loin de vouloir bâillonner les associations, il s’agit de leur donner plus de légitimité, pour qu’elles jouent efficacement leur rôle et deviennent des « partenaires puissants du dialogue écologique ».
Le 19 juillet, la Commission européenne a approuvé le financement de 183 nouveaux projets environnementaux dans le cadre du programme LIFE+, le Fonds de l’Union européenne pour l’environnement. Ces projets proviennent de tous les États membres de l’UE et prévoient des actions dans les domaines de la conservation de la nature, du changement climatique, des technologies propres et de la politique environnementale, ainsi que de l’information et de la communication en ce qui concerne les questions environnementales. Ensemble, ils représentent un investissement total de 530 millions € dont 244 millions seront financés par l’Union européenne.
Xyloforest, projet qui a remporté l’appel d’offres Equipex du programme gouvernemental Investissements d’avenir, a été lancé le 8 juillet à Bordeaux. Ce projet, coordonné par l’Inra, vise à doter les laboratoires de recherche d’équipements d’excellence dans les secteurs des biotechnologies et des matériaux. L’ambition : innover pour mieux adapter les ressources forestières au changement climatique. Sont concernées l’ingénierie du bois, ainsi que la construction et la valorisation énergétique et chimique de la biomasse forestière (© Actu-Environnement).
Dans une étude publiée dans le journal britannique Nature le 13 juillet 2011, des scientifiques (Kees Jan van Groenigen, Craig W. Osenberg & Bruce A. Hungate) affirment que l’augmentation des niveaux de CO2 provoquera un rejet plus important de deux autres types de gaz à effet de serre dangereux provenant des sols, des rizières et des zones humides.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a présidé ce mardi 19 juillet 2011 une réunion du groupe de direction sur les économies d’énergies et la réduction des émissions de gaz à effet de serre pour faire face aux changements climatiques. Lors de cette réunion, le 12e plan quinquennal (2011-2015) de la réduction des émissions de gaz à effet de serre a été approuvé sur le principe.
Avec pas moins de 257 articles, la loi portant engagement national pour l’environnement dite « Grenelle II » est l’un des textes les plus importants de ces dernières années. Un an après sa publication, la ministre en charge de l’environnement a présenté en conseil des ministres le 13 juillet dernier une communication faisant le point sur la mise en œuvre règlementaire de ce vaste chantier.
Comme prévu, le gouvernement a publié le 12 juillet, le décret encadrant le bilan d’émission de gaz à effet de serre (GES) et la réalisation d’un plan climat énergie territorial (PCET). Au total, 3 048 entreprises (dont 75 en Dom-Com), 1 137 personnes morales de droit public (hôpitaux, universités), 440 collectivités territoriales sont désormais « obligées » d’évaluer leurs émissions de GES pour mieux les réduire.
Contrairement aux forêts, les zones urbaines ne sont jamais prises en compte comme possibles « puits » absorbant du carbone grâce à la photosynthèse. Or, une nouvelle étude parue dans le Journal of Applied Ecology, publiée par la Société britannique d’Ecologie le 11 juillet 2011, montre, en prenant comme modèle la ville de Leicester dans le centre de l’Angleterre, avec une population de 300 000 personnes vivant sur une zone de 73 km2, que leur contribution peut être significative.
« Si demain on arrêtait la déforestation, les forêts existantes et celles au stade de la reconstitution absorberaient alors la moitié des émissions des combustibles fossiles », a souligné Pep Canadell, coauteur de l’étude publiée par la revue américaine Science. Les forêts de la planète absorbent 2,4 milliards de tonnes de carbone par an, selon cette première étude chiffrée de la contribution des forêts boréales, tropicales et des régions tempérées au cycle du carbone. La déforestation, elle, est responsable de l’émission de 2,9 milliards de tonnes par an, soit environ 26 % du total des émissions. Les émissions des combustibles fossiles se chiffrent, elles, à plus de 8 milliards de tonnes par an.
D’après les conclusions d’une étude de l’université d’Arizona, publiée dans Nature Geosciences le 3 juillet, le changement climatique ne se traduit pas uniquement par un réchauffement de l’atmosphère, puisqu’on observe aussi une augmentation de la température moyenne des océans. Ce phénomène contribuerait à faire fondre les calottes polaires à un rythme plus rapide que celui précédemment estimé.
Les maires de quarante grandes villes du monde ont annoncé mercredi à Sao Paulo avoir passé avec la Banque mondiale un accord leur permettant d’avoir accès aux ressources de l’organisation internationale pour faire face au changement climatique. La Banque mondiale (BM) a mis à la disposition des grandes villes son fonds pour le climat doté de 6,4 milliards de dollars, une somme que le président de la BM Robert Zoellick espère porter à 50 milliards de dollars avec le soutien de l’initiative privée.
Le Royaume-Uni vient d’arrêter son budget carbone pour la période 2023-2027. D’ici là, leurs émissions nettes de carbone auront été réduites de moitié. La décision n’a pas été facile. Aucun autre pays n’a de tels objectifs juridiquement contraignants.
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